Troisième réunion annuelle des coordonnateurs des Programmes Nationaux de lutte contre la Tuberculose (PNT)

Du 29 au 30 mars 2018 s’est tenue la troisième réunion annuelle des coordonnateurs des PNT de l’Afrique de l’Ouest dans le cadre des activités statutaires du WARN-TB. Cette réunion a connu la participation des pays membres du WARN-TB de même que les principaux partenaires à savoir : OMS/TDR, l’Union, Fondation Damien. A cette réunion, ont également été invités les coordonnateurs des PNT de l’Afrique.

Après le mot de bienvenue du coordonnateur du PNT du Bénin, la réunion annuelle a été officiellement lancée par le Dr Frank Bonsu, en sa qualité de coordonnateur du PNT du Ghana et de Co-chair du WARN-TB. Plusieurs sessions ont meublé la réunion.

Au cours de la première session, le secrétariat du WARN-TB a d’abord donné un aperçu de toutes les activités menées par le WARN-TB depuis sa création, par la voix du Dr Wachinou Ablo Prudence, assistant du secrétaire Exécutif. Parmi les réalisations, on peut retenir : i)le renforcement du système de surveillance de la tuberculose dans les pays membres à travers le développement d’un module tuberculose sur la plateforme DHIS2, ii) la formation des chargés de suivi-évaluation sur la saisie et l’analyse des données dans DHIS2, iii) la formation sur la recherche opérationnelle sur la tuberculose et l’aide à la mise en place et au développement de projets de recherche. Ensuite, le Dr Corinne Merle de l’OMS/TDR a fait une présentation sur le soutien que l’OMS-TDR apporte aux programmes nationaux de lutte antituberculeuse des pays de l’Afrique de l’ouest pour le renforcement de la recherche sur la tuberculose et le renforcement du système d’information sanitaire à travers le DHIS2. Elle a précisé que le WARN-TB a d’autres partenaires qui apportent aussi leur contribution dans divers domaines. Les présentations qui ont succédé à celle du Dr Merle Corinne ont porté sur les termes de référence (TDR) du WARN-TB et le partage des expériences de certains pays qui ont fait un certain nombre de progrès dans la création d’un cadre pour la recherche opérationnelle et la mise en œuvre des activités. Trois thèmes ont été abordés dans le cadre du partage des expériences innovantes des programmes membres du WARN-TB. Ainsi le Sénégal, à travers Dr Marie Sarr (coordonnatrice du PNT) a éclairé l’auditoire sur la mise en place de la Task-Force de la recherche opérationnelle et les activités réalisées par cette dernière depuis sa création. Le Burkina Faso, par la voix du Coordonnateur du PNT, Dr Combary Adjima a expliqué le processus d’élaboration de leur plan de recherche opérationnelle sur la tuberculose. Le représentant de la coordinatrice de la Guinée, Dr Magassouba Sidiki, a présenté l’expérience du PNT de la Guinée sur le renforcement des capacités en recherche opérationnelle sur la tuberculose.

Au cours de la 2ème session, le Pr Affolabi Dissou en sa qualité de responsable du laboratoire supranational du Bénin a fait une présentation qui avait rapport au projet sur le renforcement des laboratoires nationaux de l’Afrique de l’Ouest et du centre et le rôle du laboratoire supranational du Bénin. Etant donné que le laboratoire du Benin a été promu laboratoire supranational par l’OMS, le seul pour le moment en Afrique occidentale, ce projet serait une opportunité pour les PNT de l’Afrique de l’ouest et du centre, au vu de tous les problèmes rencontrés dans le transport des échantillons vers les laboratoires supranationaux actuels. Il est à noter que le laboratoire du Benin sera en consortium avec d’autres laboratoires supranationaux qui devront l’accompagner dans toutes les tâches du projet. Le projet concerne 25 pays et tourne autour de plusieurs axes stratégiques à savoir : l’ amélioration des services fournis par ces laboratoires, l’amélioration de l’impact des diagnostics moléculaires , le renforcement des capacités des laboratoires nationaux de référence et le renforcement des capacités du laboratoire du Benin pour aider les laboratoires de la sous-région à mettre en place un système de contrôle de qualité et l’appui à la rédaction des notes conceptuelles des PNTs pour le laboratoire. En fin de session, une présentation du Dr Henriette Wembanyama a porté sur l’évaluation des capacités de recherche des PNT des 11 pays de l’Afrique centrale. Seuls deux pays parmi les 11 disposent d’un point focal recherche, un seul PNT dispose d’une taskforce pour la recherche opérationnelle et un seul pays a un plan de recherche opérationnelle. Tous les coordonnateurs des PNT de l’Afrique centrale ont soutenu qu’il était nécessaire pour leur région de se doter d’un réseau similaire au WARN-TB. Ils ont donc décidé de la création du Central African Regional Network for Tuberculosis control (CARN-TB).

Le jour suivant, les présentations ont été axées dans un premier temps sur la situation des groupes de travail et les moyens d’améliorer leur efficacité. Par la suite, une discussion a été engagée pour examiner les modalités de réplication de l’expérience WARN-TB pour les PNT de la région Afrique centrale. Au terme des discussions et afin de capitaliser sur les acquis et expériences du WARN-TB, une idée a progressivement émergé et consisterait à avoir deux réseaux (WARN-TB & CARN-TB) mais avec un secrétariat exécutif unique au moins pendant la première année d’existence du CARN-TB. La deuxième activité de cette session a consisté à donner la parole aux partenaires techniques et financiers pour s’exprimer sur l’appui qu’ils pourraient apporter WARN/CARN-TB. Dr Nimer Ortuno de l’ONG Action Damien a réaffirmé le soutien de son ONG aux activités de lutte anti-antituberculeuse en Afrique de l’ouest et du centre et a tenu à préciser que l’ONG action Damien a prévu des activités de recherche dans son plan d’action de 2018. Du côté de l’OMS, Dr André Ndongosiémé et Dr Jean de Dieu Iragena ont présenté les domaines d’intervention de leur institution notamment les assistances techniques et ont encouragé les pays à formuler des requêtes dans ce sens.

La présentation suivante a été celle du Dr André Ndongosiémé de l’OMS- AFRO qui a montré la nécessité d’une prise en charge sociale des patients tuberculeux qui sont le plus souvent rejetés par la société. Cette prise en charge sociale aiderait les patients à suivre correctement le traitement et ainsi augmenter le taux de succès thérapeutique. Il a terminé en disant que les Gouvernements et les partenaires devraient se pencher sur cette situation pour garantir la survie des malades de tuberculose et de VIH.
Finalement, une discussion a été engagée sur la réalisation de l’enquête sur les coûts catastrophiques liés à la tuberculose aux fins d’échanger sur la possibilité d’organiser un atelier régional pour le développement de protocole sur cette étude.

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Le réseau des programmes de lutte contre la tuberculose de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique Centrale vise l’harmonisation des pratiques de lutte contre la tuberculose dans la sous région.

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